Des techniques diverses et variées

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Qu’est-ce que le cinéma d’animation ?

Le cinéma d’animation, tout comme le cinéma, n’est qu’une illusion d’optique destinée à recréer le mouvement. Des images fixes, presque identiques, se succèdent plus ou moins vite et notre cerveau interprète ce défilé comme un mouvement continu. C’est pour cela que l’on parle souvent de cinéma « image par image ».

Pour créer de telles suites d’images, il existe toutes sortes de techniques, dont la plupart sont accessibles aux élèves du 1er degré. « Cinéma d’animation » est le terme générique pour désigner toutes les techniques existantes. On distingue trois grandes familles : l’animation plane, l’animation en volume et l’animation en images de synthèse.

Un dossier pédagogique paru en 2007 dans le Bulletin départemental du Nord explore les possibilités d’exploitation du cinéma d’animation dans les classes.
  L’animation plane

La technique du dessin-animé est la représentante la plus connue de l’animation plane mais elle n’est pas la seule : il est également possible d’animer des objets en deux dimensions fabriqués à partir de découpages dans toutes sortes de matériaux (papier, carton, tissus, bois, fils de fer, etc …). Bien souvent, on combinera dessins et objets en 2D. La prise de vue s’opère alors à partir d’un banc-titre permettant de simplifier les manipulations pendant le processus d’animation qui consiste à modifier légèrement la position des objets entre chaque prise de vue :

L’animation de silhouettes, héritière du théâtre d’ombres, nécessite d’utiliser un banc-titre rétro-éclairé. Les personnages et certains éléments du décor sont découpés dans un papier sombre. Pour le ciel ainsi que les autres parties du décor, on utilise des feuilles de plastique colorées transparentes. Une fois le tout posé à plat et éclairé par en dessous, les éléments découpés apparaissent en silhouettes noires.

La réalisation en classe d’un dessin-animé avec les méthodes traditionnelles (peinture sur cellulos) n’est pas du tout envisageable. On utilise à la place un logiciel de DAO. Le recours à une table lumineuse facilite la réalisation des différents dessins à la main nécessaires à l’animation. Il s’agit sans doute de la technique la plus complexe à mettre en oeuvre avec des élèves …

  L’animation en volume

L’animation en volume consiste à filmer des objets en 3D sur un véritable plateau de cinéma contenant le décor et les éclairages. Comme avec un banc-titre, la technique consiste à modifier légèrement la position des objets entre chaque prise de vue.

Afin de faciliter leur animation, la fabrication des personnages peut se faire à l’aide d’une armature en fil de fer recouverte de matière : pâte à modeler, papier mâché, carton, tissu pour les vêtements, etc … Les décors et les accessoires doivent bien entendu être construits à l’échelle.

L’animation en volume est sans doute la technique la plus simple à mettre en oeuvre en classe. Les changements de cadrage se font tout naturellement et aucun matériel spécifique n’est nécessaire sinon un emplacement dédié en fond de classe, un pied pour l’appareil photo et une ou deux lampes pour l’éclairage des décors. Afin de réduire la charge de travail dédiée à la fabrication des personnages et des décors, il est tout à fait possible d’utiliser des jouets, si possible articulés (dans le cas contraire, l’animation paraitra simplement un peu plus statique).

  L’animation en images de synthèse

L’animation en images de synthèse est l’affaire de professionnels : elle requiert l’utilisation d’ordinateurs puissants et de logiciels spécialisés afin de produire des modèles 3D qu’il faudra ensuite animer. Réaliser un film en images de synthèse n’est pas à la portée des élèves …

Les Leçons du Pr. Kouro, une série de programmes diffusée dans l’émission court-circuit sur Arte, propose une initiation délirante aux techniques du cinéma d’animation.
Du plus simple au plus compliqué …

Lors du montage du film, il est nécessaire de définir la durée d’affichage des photographies : cela revient de fait à régler ce qu’on appelle le nombre d’images par seconde. Plus le nombre d’images par seconde est élevé, plus l’animation semble fluide. La norme cinématographique est fixée à 24 images par seconde.

Pour un film tourné en classe, on admettra un nombre d’images par seconde situé entre 4 et 8, ce qui permet d’obtenir une décomposition des mouvements ni trop détaillée, ni trop hachée. Pour les classes de cycle 1, il faudra peut-être ajuster ce nombre à 2 : l’animation sera plus grossière mais correspondra sans doute mieux à la décomposition des mouvements que peuvent réaliser des élèves de cet âge. Une fois le degré de détail de l’animation choisi, le plus important est de l’appliquer sur l’intégralité du film.

De même qu’il est possible de jouer sur le degré de fluidité de l’animation, on pourra faire le choix de varier les types de plans afin de rendre la narration plus dynamique. Ce choix aura une incidence importante sur l’écriture du storyboard, le temps et la complexité de tournage ainsi que le niveau de détail apporté à la création des personnages, des accessoires et des décors (si recours à des gros plans). Avec les élèves les plus jeunes, on pourra se borner à un unique plan fixe par décor de manière à limiter les manipulations.

Dans l’ouvrage « Techniques de storyboards » (Wendy Tumminello, éditions Eyrolles), un chapitre intitulé « Les techniques fondamentales du plan » expose la terminologie spécifique du plan, dont le cadrage, les angles de prise de vues et le mouvement. Ce chapitre est consultable gratuitement sur le site de l’éditeur.
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